Russell E. Train

Diplômé de Princeton et formé comme avocat à l’Université de Columbia, Russell E. Train a travaillé comme conseiller juridique auprès de comités du Congrès américain et comme juge à la Cour de l’impôt des États-Unis. En 1965, mû par un intérêt de longue date envers la conservation de la faune et de la flore, il quitte ses fonctions pour devenir président de la Conservation Foundation, ancêtre du Fonds mondial pour la nature (WWF). Il sera par la suite sous-secrétaire du Département de l’Intérieur des États-Unis de 1969 à 1970, avant de devenir le premier président du Council of Environmental Quality (CEQ) du Bureau exécutif présidentiel en 1970. De 1973 à 1977, il est administrateur de l'Agence de protection de l'environnement des États-Unis (EPA), sous la présidence de Nixon et de Ford. Russell Train sera également très impliqué auprès du Fonds mondial pour la nature (WWF), dont il est l’un des membres fondateurs. Il en sera le président de 1978 à 1990, et président émérite de 1994 à 2001. En 2003, il a publié Politics, Pollution and Pandas: An Environmental Memoir (Island Press). Il y fait une chronique de sa carrière et raconte l’évolution de l'intérêt envers les questions environnementales aux États-Unis.

Russell Train a promu le concept de patrimoine mondial dans les années ayant précédé la création de la Convention de 1972. En 1965, il a participé à la conférence de la Maison Blanche sur la coopération internationale, où l’idée d’une fiducie pour le patrimoine mondial est née. Il a ensuite fait valoir ce concept au sein de divers cercles internationaux et a saisi l’occasion, lorsqu’il a été nommé président du Council of Environmental Quality, d’introduire un engagement formel envers une initiative patrimoine mondial dans le message présidentiel de 1971. Il a également participé aux célébrations pour les 20e et 30e anniversaires de la Convention, respectivement à Santa Fe et Venise.

Les extraits audio suivants sont issus d’une entrevue menée avec Russell E. Train par Christina Cameron en décembre 2008 à Springfield, en Virginie. Il s’y remémore notamment le rôle qu’il a tenu dans l’élaboration et la matérialisation du concept de patrimoine mondial en une initiative internationale formelle.