Raymond Wanner

Ray Wanner est un ancien diplomate américain. Titulaire d’un doctorat en histoire de l’éducation et en éducation comparée de l’Université de Pennsylvanie, il a travaillé pour le Département d’État des États-Unis pendant trente ans, de 1972 à 2002. Durant cette période, il a fait partie de la délégation permanente des États-Unis à l’UNESCO à Paris, jusqu’à ce que le pays se retire de l’organisation en 1984. Il est alors devenu le responsable pour les dossiers de l’UNESCO au Département d’État à Washington jusqu’à son retrait de la fonction publique fédérale en 2002. Il est ensuite devenu conseiller principal de la Fondation des Nations Unies, travaillant en étroite collaboration avec le Centre du patrimoine mondial afin de poursuivre l’un des objectifs majeurs de la Fondation, à savoir la préservation de la biodiversité.

Tout au long de sa carrière, Ray Wanner a nourri un grand intérêt pour les systèmes d’éducation internationaux, en publiant plusieurs articles sur le sujet et en s’engageant activement dans le travail de l’Institut international de planification de l’éducation de l’UNESCO (IIPE), duquel il a été président.  Il est également membre émérite du conseil d’administration de l’organisme Americans for UNESCO. En 2015, il a publié UNESCO’s Origins, Achievements, Problems and Promise: An Inside/Outside Perspective from the US (Comparative Education Research Centre, Université de Hong Kong). Ray Wanner a reçu le Career Achievement Award du Secrétaire d’État et la médaille pour les droits de l’homme de l’UNESCO pour son engagement envers la coopération intellectuelle internationale.

Les extraits audio suivants sont issus d’une entrevue menée avec Ray Wanner par Christina Cameron en mai 2011 à Springfield, Virginie. Ayant assisté à près d’une vingtaine de sessions du Comité durant sa carrière, il relate plusieurs moments marquants de l’histoire de la Convention selon la perspective des États-Unis, notamment l’inscription du Mémorial de la paix d’Hiroshima ou les efforts déployés à Yellowstone contre l’exploitation minière. Il porte également un regard éclairé sur la politisation du Comité du patrimoine mondial et prône un retour aux idéaux fondateurs de la Convention.