Julia Marton-Lefèvre

Julia Marton-Lefèvre est conseillère indépendante en environnement et développement durable. Elle a été Directrice générale de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) de 2007 à 2015. Marton-Lefèvre a débuté sa carrière internationale dans les années 70 au sein du programme d’éducation à l’environnement de l’UNESCO. Elle a par la suite travaillé pendant près de vingt ans au Conseil international pour la science (ICSU), dont elle a été Directrice exécutive de 1986 à 1997. Entre 1997 et 2005, elle a dirigé le programme Leadership for Environment and Development International (LEAD), destiné à former des professionnels en développement durable. Avant d’arriver à l’UICN, elle a été rectrice de l’Université pour la paix, institution académique internationale mise en place par l'ONU, de 2005 à 2006. Elle a contribué à de nombreux ouvrages et rédigé plusieurs articles, notamment « Biodiversity Is Our Life », (Science, 2010) et « IUCN's encounter with 007: safeguarding consensus for conservation » (Oryx, 2017).

Aujourd’hui, Julia Marton-Lefèvre met son expérience à profit au sein de nombreux organismes internationaux, tels que Biodiversity International et l’Institute for Sustainable Development and International Relations (IDDRI). Elle œuvre également dans le milieu académique, notamment à l’Université de Yale, à l’Oxford Martin School et à l’Institut de hautes internationales et du développement de Genève. Elle est récipiendaire de nombreux prix, comme le prix de l’American Association for the Advancement of Science (AAAS), le prix ProNatura de Hongrie, et le Chevalier de la Légion d’honneur de France.

Les extraits audio suivants sont issus d’une entrevue menée avec Julia Marton-Lefèvre par Christina Cameron en mars 2019 à Paris. Marton-Lefèvre y raconte comment, en tant Directrice générale de l’UICN, elle a voulu faire reconnaître l’importance de la Convention du patrimoine mondial au sein de l’organisation. Elle raconte également son expérience à deux réunions du Comité, celles de 2008 (Québec) et de 2010 (Brasilia), où elle a constaté l’importante politisation de la Convention. Elle aborde aussi des enjeux tels que l’importance de renforcer les liens entre culture et nature ainsi que la synergie entre les différentes conventions environnementales.

UNESCO, les archives orales du patrimoine mondial, Chaire de recherche du Canada en patrimoine bâti, Université de Montréal, entrevue audio de Julia Marton-Lefèvre par Christina Cameron et Eng Sengsavang, Paris, France, 28 mars 2019.