John Reynolds

John Reynolds est né alors que son père était garde du parc au parc national de Yellowstone. Il est détenteur d’une maîtrise en architecture de paysage de la State University College of Forestry de l’Université de Syracuse, dans l’État de New York. En 1966, il a entamé une carrière au National Park Service (NPS) des États-Unis, où il a œuvré pendant près de 40 ans sous diverses fonctions : architecte paysagiste, planificateur et gestionnaire de parcs, directeur des programmes, directeur adjoint, etc. Il est reconnu pour avoir instauré des pratiques environnementales durables au sein des parcs. En tant que directeur adjoint du NPS, il a fait partie de la délégation américaine pour le patrimoine mondial de 1995 à 2001. Durant cette période, il a assisté aux réunions du Comité et du Bureau, en plus de fournir une assistance technique afin de déterminer la position américaine vis-à-vis certains sujets débattus par le Comité.

Retraité du NPS depuis 2002, John Reynolds a continué à s’impliquer pour les parcs nationaux à travers son engagement auprès de la National Park Foundation, dont il a été vice-président de 2005 à 2007.  Il a siégé sur plusieurs comités et conseils d’administration pour différents organismes, dont le Presidio Trust, la Chesapeake Bay Commission et la Student Conservation Association. Il est titulaire du Distinguished Service Award du département de l’Intérieur des États-Unis. On peut lire de lui un article sur la pertinence des parcs nationaux à l’occasion du centenaire du NPS en 2016 : «Whose America? Whose Idea? Making “America’s Best Idea” Reflect New American Realities», dans The George Wright Forum, 27/2 (2010), p. 125–134.

Les extraits audio sont issus d’une entrevue menée avec John Reynolds à Springfield, en Virginie, par Christina Cameron en mai 2011. Parmi les passages les plus évocateurs, citons ses souvenirs concernant l’inscription et la gestion controversée de certains sites du patrimoine mondial comme Hiroshima ou les îles Galápagos. L’interviewé offre également une intéressante perspective sur l’implication américaine au sein de la Convention.