Jim Collinson

Après des études en économie agricole à l’Université du Manitoba, Jim Collinson a complété une maîtrise en économie des ressources à l’Université du Michigan. Spécialisé dans la recherche et le développement de stratégies en matière d’énergie, d’économie et d’environnement, il a œuvré au sein de la fonction publique pendant près de trente ans, d’abord pour le gouvernement du Manitoba puis au niveau fédéral. Depuis 1994, il œuvre en tant que consultant au sein de la firme Arnold/Collinson Research and Consulting et a publié de nombreux articles sur les énergies, les changements climatiques et la gestion des ressources naturelles.

À la tête du Service canadien des parcs (aujourd’hui Parcs Canada) de 1985 à 1990, Jim Collinson a représenté le Canada auprès du Comité du patrimoine mondial durant cette période. Lors de sa première réunion du Comité à Paris en 1986, il a été élu Président en l’absence d’un délégué qui n’a pas pu se présenter à la dernière minute, puis réélu Président à la session suivante en 1987. Trois initiatives ont marqué sa présidence. D’abord, il a proposé qu’un groupe de travail explore la possibilité d’élaborer une liste indicative internationale pour les biens culturels par le biais d’une étude globale. Deuxièmement, il a entamé des discussions avec la Banque mondiale afin que celle-ci consulte le Comité avant de financer des projets susceptibles d’avoir un impact sur un site du patrimoine mondial. Finalement, il a formulé une requête auprès du Directeur général de l’UNESCO pour une augmentation des ressources du Secrétariat, ce qui a fini par mener à la création de nouveaux postes pour le Centre du patrimoine mondial à la fin des années 90.

Les extraits audio suivants sont issus d’une entrevue menée avec Jim Collinson par Christina Cameron en juillet 2010 à Windsor au Canada. Il y témoigne de sa conception des grands objectifs de la Convention du patrimoine mondial et de l’apport de celle-ci sur la scène internationale. Par ailleurs, il commente les questions de longueur et de représentativité de la Liste du patrimoine mondial et l’aspect politique de la Convention à travers des exemples concrets qui illustrent bien l’histoire de cet outil de conservation.