Jane Robertson Vernhes

Après avoir complété un doctorat en écologie appliquée à l’Université de Paris, Jane Roberston Vernhes entre à la Division des Sciences écologiques de l’UNESCO en 1980, d’abord comme consultante puis comme membre du personnel régulier. Travaillant directement pour Bernd von Droste, elle est impliquée dans la mise en œuvre du volet naturel de la Convention du patrimoine mondial de 1980 à 1991. Durant cette période, elle procède à la vérification des dossiers de nominations, aide à l’organisation des réunions du Bureau et du Comité et administre les aspects techniques liés au Fonds du patrimoine mondial.  En parallèle de ces tâches variées, elle soutient également le Programme sur l’Homme et la biosphère (MAB). Après le départ de Bernd von Droste pour le Centre du patrimoine mondial en 1992, elle reste à la Division des Sciences écologiques en tant que responsable pour la coordination du réseau des réserves de biosphère. À ce titre, elle soutient l’interaction des sites naturels du patrimoine mondial et des réserves de biosphère au sein d’un système intégré de protection des ressources naturelles. Elle a contribué à la publication de Chape S., Spalding M., Jenkins M.D., The World’s Protected Areas: status, values and prospects in the 21st Century (UNEP-WCMC, 2008).

Les extraits audio suivants sont issus d’une entrevue menée avec Jane Robertson Vernhes par Christina Cameron et Mechtild Rössler en novembre 2009 au siège de l’UNESCO à Paris. Les capsules offrent une perspective éclairée des toutes premières décennies de la Convention, en revenant à la vision d’origine d’éléments tels que la longueur de la Liste du patrimoine mondial, la notion de paysage culturel et la Liste du patrimoine mondial en péril. Parmi les grands succès et échecs de la Convention, elle célèbre notamment sa grande visibilité, mais déplore son manque de ressources financières.