Irina Bokova

Irina Bokova est une femme politique et diplomate bulgare. Elle a été Directrice Générale de l’UNESCO de 2009 à 2017. Elle est diplômée de l’Institut d’État des relations internationales de Moscou, et a également étudié à l’Université du Maryland et à la John F. Kennedy School of Government de l’Université Harvard. Elle a débuté sa carrière au département des Nations Unies du ministère des Affaires étrangères de Bulgarie en 1977. Elle a par la suite été appelée à travailler pour la mission permanente de la Bulgarie au siège de l’ONU, à New York. Élue députée au parlement bulgare à deux reprises, elle a assumé la fonction de ministre des Affaires étrangères par intérim entre 1996 et 1997. Elle a également été ambassadrice de la Bulgarie en France, à Monaco et auprès de l’UNESCO, en plus d’avoir représenté le président de son pays au sein de l’Organisation internationale de la Francophonie. Bokova est particulièrement reconnue pour son engagement en faveur de l’intégration de la Bulgarie dans l’Union Européenne.

Élue Directrice Générale de l’UNESCO en 2009, elle est la première femme et la première personne originaire d’Europe de l’Est à occuper cette fonction. Durant ses deux mandats, elle a œuvré pour les grandes causes de l’organisation telles que l’éducation pour tous, l’égalité des genres, la coopération scientifique et le dialogue culturel. Elle a reçu de nombreuses distinctions de différents pays, ainsi que plusieurs doctorats honorifiques de grandes universités.

Les extraits audio suivants sont issus d’une entrevue menée avec Irina Bokova par Christina Cameron et Eng Sengsavang en mai 2018 à Paris. Bokova y raconte son implication en tant que Directrice Générale de l’UNESCO dans la mise en œuvre de la Convention du patrimoine mondial. Elle porte un regard nuancé et critique sur la dimension politique inhérente à la protection du patrimoine culturel et prône des valeurs de dialogue, de diversité culturelle, de dignité humaine et d’entraide. Elle aborde aussi les nouveaux défis auxquels l’UNESCO fait face aujourd’hui, tels que la destruction intentionnelle du patrimoine par des extrémistes et l’importance de l’engagement des jeunes et de la société civile.