Herb Stovel

Titulaire d’une formation en architecture de l’Université McGill, à Montréal, Herb Stovel est devenu un leader mondial dans la conservation et la gestion du patrimoine. Il a mené son impressionnante carrière sur plusieurs fronts, en tant qu’universitaire, consultant et membre de plusieurs organisations internationales. Il a enseigné dans le programme de conservation de l’environnement bâti de l’Université de Montréal de 1990 à 1993, puis dans le programme d’études canadiennes de l’Université Carleton de 2006 jusqu’à son décès en 2012. Impliqué au sein de nombreux organismes dédiés à la conservation, il a été Président de l’Association internationale pour la préservation et ses techniques de 1989 à 1991, Secrétaire général de l’ICOMOS de 1990 à 1993, Président d’ICOMOS Canada de 1993 à 1997 et Directeur de l’Unité Habitat patrimonial à l'ICCROM de 1998 à 2004. En 2011, il a reçu le Prix ICCROM pour son importante contribution au domaine de la conservation et de la protection du patrimoine culturel.

Herb Stovel a commencé à s’impliquer officiellement dans le patrimoine mondial en 1990, lors de la session annuelle du Comité du patrimoine mondial à Banff. Au cours de son mandat comme Secrétaire général de l’ICOMOS, il a coordonné le processus d’évaluation des biens culturels proposés pour inscription. Il a par la suite été l’un des principaux rédacteurs du Document de Nara sur l’authenticité en 1994. À l’ICCROM, il a coordonné le rôle consultatif de l’organisation envers le Comité du patrimoine mondial sur les questions de gestion du patrimoine et de formation.  Parmi ses nombreuses publications, on retrouve notamment Risk Preparedness: A Management Manual for World Cultural Heritage, publié conjointement par l’ICOMOS, l’ICCROM et le Centre du patrimoine mondial en 1998. Plus récemment, il a aussi édité (avec Nicholas Stanley-Price et Robert Killick) Conservation of Living Religious Heritage, publié par l’ICCROM en 2005.

Les extraits audio suivants sont issus de trois entrevues menées avec Herb Stovel par Christina Cameron en février, mars et avril 2011. Ils soulignent le rôle de premier plan qu’Herb Stovel a tenu dans le développement de la Convention du patrimoine mondial et témoignent du regard à la fois positif et critique de celui-ci quant à sa mise en œuvre. Nourri par son expérience polyvalente de la Convention, Herb Stovel commente avec franchise et philosophie les objectifs, les réussites et les défis des différents acteurs impliqués dans les rouages complexes du patrimoine mondial.