Harald Plachter

Harald Plachter a étudié la chimie, la biologie et la zoologie à l’Université Friedrich-Alexander d’Erlangen-Nuremberg, en Allemagne, où il a obtenu son doctorat en 1978. L’année suivante, il est devenu chef du Département pour la protection des espèces et du biotope à l’Agence bavaroise de protection de l’environnement, à Munich. À la même période, il a enseigné aux universités d’Erlangen et d’Ulm. En 1990, il obtient un poste de professeur à la Faculté de Biologie de l’Université de Marburg, où il mettra sur pied le Département pour la conservation de la nature.

Son implication dans le patrimoine mondial a débuté en 1992, lorsqu’il a rejoint la délégation allemande au Comité en tant qu’expert pour le patrimoine naturel. En plus d’assister aux réunions du Comité jusqu’en 2004, il a pris part à plusieurs réunions d’experts, notamment la réunion de 1996 au Parc national de la Vanoise, en France, sur la définition et les critères relatifs au patrimoine naturel. Il s’est par ailleurs impliqué dans plusieurs organismes dédiés à la conservation de la nature, notamment le comité national allemand pour le Programme sur l’homme et la biosphère (MAB) et la Commission mondiale des aires protégées de l’UICN. Il sera d’ailleurs brièvement vice-président pour le patrimoine mondial à l’UICN, jusqu’en 2005. Parmi ses nombreuses publications, on retrouve entre autres Cultural Landscapes of Universal Value, co-édité avec Mechtild Rössler et Bernd von Droste (Fischer Verlag, 1995) et, plus récemment, Large-Scale Livestock Grazing : a Management Tool for Nature Conservation (Springer, 2010). 

Les extraits audio suivants sont issus d’une entrevue menée avec Harald Plachter par Christina Cameron et Mechtild Rössler en juillet 2011 à Mayence en Allemagne. Il commente les enjeux du déséquilibre grandissant entre le rôle des professionnels et des diplomates au sein du Comité et l’influence de cette réalité sur le travail des organisations consultatives. Il souligne également certaines limites de la Convention, telles que son impuissance vis-à-vis des entreprises et sa faible reconnaissance au niveau du grand public dans plusieurs pays.