Francesco Francioni

Francesco Francioni a étudié le droit à l’Université de Florence et à l’Université Harvard, dont il a obtenu une maîtrise en 1968. Il a été professeur à la Faculté de droit de l’Université de Sienne de 1980 à 2003, période durant laquelle il a dirigé l’International Peace Studies Centre et la Chaire Jean Monnet en loi européenne (1999-2003). Depuis 2003, il est professeur à l’European University Institute de Florence. Ses premiers contacts avec le patrimoine mondial remontent à 1992, date à laquelle il a été engagé par les gouvernements italien et français pour fournir un avis juridique sur l’autonomie proposée du nouveau Centre du patrimoine mondial. Il a par la suite assisté aux réunions du Comité du patrimoine mondial de 1993 à 1998 en tant que conseiller juridique pour la délégation italienne, et a été président de la 21e session du Comité en 1997 à Naples. Durant son mandat, il s’est rendu au parc national de Kakadu, en Australie, afin d’évaluer les impacts potentiels de la mine Jabiluka sur le site du patrimoine mondial.

Spécialiste du droit international en matière de patrimoine culturel et des droits de l’homme, Francesco Francioni a été impliqué dans plusieurs conventions culturelles de l’UNESCO.  En effet, il a joué un rôle de premier plan dans la rédaction du Second Protocole relatif à la Convention de la Haye de 1954 pour la protection des biens culturels en cas de conflit armé. Il a également présidé la réunion d’experts de l’UNESCO tenue en 2001 à Turin en vue de définir la notion de patrimoine immatériel figurant dans la Convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel de 2003. Auteur prolifique, il a notamment édité The 1972 World Heritage Convention : A Commentary (2008) et Enforcing International Cultural Heritage Law (2013), tous deux chez Oxford University Press.

Les extraits audio suivants sont issus d’une entrevue menée avec Francesco Francioni par Christina Cameron et Mechtild Rössler en mai 2010 à Rome. Il offre un intéressant survol des mécanismes de la Convention d’un point de vue légal et analyse les responsabilités des différents acteurs de la Convention (Comité, Centre du patrimoine mondial, États parties, Organisations consultatives). À cet égard, il salue le solide cadre institutionnel et professionnel dont bénéficie la Convention, mais déplore la mollesse du Comité face à certains dossiers où le politique l’emporte sur les considérations techniques.