Dawson Munjeri

Dawson Munjeri est titulaire d’un diplôme en histoire et langue africaine de l’Université du Zimbabwe et d’un diplôme en systèmes d’information de l’Université du pays de Galles. En 1983, il est devenu directeur et gestionnaire du site du Grand Zimbabwe, qui a été inscrit sur la Liste du patrimoine mondial en 1986. Il a ensuite pris la tête des Monuments et Musées Nationaux du Zimbabwe. C’est à ce titre qu’il a véritablement commencé à s’impliquer dans la Convention du patrimoine mondial en recevant, en 1995, la première réunion tenue dans le cadre de la Stratégie globale à Harare. Il accueillera également la réunion sur l’authenticité et l’intégrité dans le contexte africain en 2000 au Grand Zimbabwe. Membre de l’ICOMOS depuis 1993, il en a été le vice-président de 1999 à 2003. À cet égard, il a contribué à l’organisation de la première Assemblée générale tenue en Afrique aux Chutes Victoria en 2003. Il a également réalisé plusieurs missions d’évaluation pour l’ICOMOS.

Dawson Munjeri a fait partie de la délégation du Zimbabwe auprès du Comité du patrimoine mondial de 1997 à 2003, et a servi comme vice-président et rapporteur à la 24e session du Comité à Cairns en 2000. Il a par ailleurs fait partie de plusieurs groupes d’experts, notamment celui chargé de réviser les Orientations devant guider la mise en œuvre de la Convention du patrimoine mondial de 2000 à 2004, et celui chargé de rédiger le texte de la Convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel de 2003. Il est aussi l’auteur de nombreuses publications portant sur l’histoire orale, le patrimoine immatériel, l’authenticité et les paysages culturels, ainsi que d’une thèse de doctorat portant sur lois internationales encadrant la protection du patrimoine. Â partir de 2002, il a été Sous-délégué permanent du Zimbabwe auprès de l’UNESCO pendant plusieurs années.

Les extraits audio sont issus d’une entrevue menée avec Dawson Munjeri par Christina Cameron en août 2010 à Brasilia. Il puise dans sa riche expérience avec la Convention du patrimoine mondial pour commenter la mise en œuvre de celle-ci dans le contexte africain. Il lance par ailleurs une mise en garde quant à la politisation du Comité et rappelle que seuls les biens dotés d’une valeur universelle exceptionnelle devraient être inscrits sur la Liste du patrimoine mondial.