Bernd von Droste

Bernd von Droste a fait des études supérieures correspondant à ce qu’on appelle « les eaux et forêts » à l’Université de Göttingen puis à l’Université de Munich, en Allemagne, où il a complété son doctorat en écologie forestière en 1969. Arrivé à l’UNESCO en 1973, il devient Directeur de la Division des sciences écologiques et Secrétaire du programme intergouvernemental sur l’Homme et la biosphère (MAB) de 1983 à 1991. Dès 1976, il se porte volontaire afin d’assurer le Secrétariat concernant la nature dans la Convention du patrimoine mondial. En 1992, il devient le Directeur fondateur du Centre du patrimoine mondial.

Après sa retraite comme Sous-Directeur Général en 1999, il est devenu conseiller spécial du Directeur Général de l’UNESCO pour le patrimoine mondial et expert indépendant à la Commission européenne. En 2002, il a également reçu le titre de professeur honorifique à l’Université européenne Viadrina de Francfort-sur-l’Oder, où il enseigne toujours. Membre de la Commission mondiale des aires protégées de l’UICN depuis plus de vingt ans, Bernd von Droste a conseillé de nombreux pays et organismes internationaux concernant différents aspects de l’implantation de la Convention du patrimoine mondial. Parmi ses nombreuses publications, on compte notamment «A Gift from the Past to the Future: Natural and Cultural World Heritage», paru dans Sixty Years of Science at UNESCO: 1945-2005 (UNESCO, 2006), Cultural Landscapes of Universal Value. Components of a Global Strategy (Fischer Verlag, 1995) et “The concept of Outstanding Universal Value and its application,” Journal of Cultural Management and Sustainable Development (2011).

Les extraits audio suivants sont issus de deux entrevues menées avec Bernd von Droste par Christina Cameron et Mechtild Rössler en avril 2007 et en février 2008 au siège de l’UNESCO à Paris. Celui-ci y relate son implication et son rôle au sein du Secrétariat de l’UNESCO et sa vision du Centre du patrimoine mondial. Il souligne par ailleurs les inévitables enjeux politiques liés à la Convention, qu’il illustre par de nombreux cas concrets. Finalement, il observe d’un œil critique les défis d’une Liste du patrimoine mondial qui ne cesse de s’allonger et commente la performance des organes consultatifs.