Amadou-Mahtar M’Bow

Amadou-Mahtar M’Bow est un universitaire et un homme politique sénégalais. Après des études supérieures à la Sorbonne, à Paris, il retourne au Sénégal pour enseigner la géographie et l’histoire. Il est Ministre de l’éducation et de la culture entre 1952 et 1957, période d’autonomie interne du pays, avant de s’engager dans la lutte pour l’indépendance. Celle-ci acquise, il devient député à l’Assemblée nationale, d’abord en tant que Ministre de l’éducation nationale (1966-1968) puis en tant que Ministre de la culture et de la jeunesse (1968-1970). À partir de 1966, il siège au Conseil exécutif de l’UNESCO comme représentant du Sénégal, avant de devenir Sous-directeur général pour l’éducation en 1970. Élu Directeur général de l’UNESCO en 1974, il occupera cette fonction pendant 13 ans. En 2008, âgé de 87 ans, il préside les Assises nationales du Sénégal, grand rassemblement ayant pour but d’aborder les problèmes politiques et sociaux du pays.

Amadou-Mahtar M’Bow est l’auteur de nombreuses publications, dont plusieurs sur les missions de l’UNESCO, notamment Aux sources du futur : La problématique mondiale et les missions de l’UNESCO (L’Harmattan, 2011). Il a également contribué aux publications de l’Académie du Royaume du Maroc à travers une trentaine de communications traitant des grands problèmes culturels, politiques, économiques et sociaux du monde, souvent sous un angle africain. 

Pendant ses années en tant que Directeur général de l’UNESCO, Amadou-Mahtar M’Bow a supervisé le travail du secrétariat pour la Convention du patrimoine mondial. Il a reçu les premières ratifications ayant permis l’entrée en vigueur de la Convention et a connu l’inscription des premiers sites sur la Liste du patrimoine mondial en 1978.

Les extraits audio suivants sont issus d’une entrevue menée avec Amadou-Mahtar M’Bow par Mechtild Rössler et Petra Van Den Born en octobre 2009. Il y fait notamment le récit des premières interventions de l’UNESCO en matière de patrimoine culturel, mettant ainsi en contexte la naissance de la Convention de 1972. Il souligne également l’importance de la coopération internationale et appelle à la protection des patrimoines trop souvent négligés, du patrimoine moderne aux sites naturels.