Alissandra Cummins

Suite aux études en l’histoire de l’art à l’Université d’East Anglia, Alissandra Cummins a fait sa maîtrise en études muséales de l’Université de Leicester en Angleterre. Originaire de la Barbade, elle est spécialiste du patrimoine, du développement des musées et de l’art des Caraïbes. Directrice du Barbados Museum & Historical Society depuis 1985, elle est également éditrice en chef de la Revue Internationale du Patrimoine Immatériel et chargée de cours à l’Université des Indes occidentales. Entre 1999 et 2004, elle a chapeauté le Conseil consultatif du Conseil international des musées (ICOM) avant d’être élue présidente de cette même organisation de 2004 à 2010. Elle a reçu la Gold Crown of Merit de l’ordre de la Barbade en 2005. Parmi ses publications, on peut lire Plantation to nation : Caribbean museums and national identity, qu’elle a co-édité en 2013.

Alissandra Cummins est impliquée au sein de l’UNESCO depuis de nombreuses années. Présidente de la Commission nationale des Barbades pour l’UNESCO depuis 1999, elle a été élue à la tête du Conseil exécutif de l’UNESCO pour la période 2012-2013. Auparavant, elle a été présidente du Comité intergouvernemental de l’UNESCO pour la promotion du retour de biens culturels à leur pays d'origine ou de leur restitution en cas d'appropriation illégale (2003-2005) et du Comité consultatif international pour le programme Mémoire du monde (2007-2009). Suite à l’élection de la Barbade au Comité du patrimoine mondial en 2007, elle a servi comme rapporteur à la session du Comité en 2008, puis comme vice-présidente en 2009 et 2011. Également active au niveau régional, elle a été secrétaire de la Caribbean Conservation Association (1988-1990), présidente de l'Association internationale d'archéologie des Caraïbes (1991-1995) et présidente fondatrice de l'Association des musées des Caraïbes (1989-1992).

Les extraits audio suivants sont issus d’une entrevue menée avec Alissandra Cummins par Christina Cameron en juillet 2017 à Cracovie. Madame Cummins y souligne l’importance pour les petits États insulaires en développement de revendiquer leur place dans les activités de la Convention du patrimoine mondial, tant au niveau local qu’international. Face à l’imposante charge de travail du Centre du patrimoine mondial, elle encourage d’ailleurs tous les États parties à s’impliquer et à coopérer davantage.

UNESCO, les archives orales du patrimoine mondial, Chaire de recherche du Canada en patrimoine bâti, Université de Montréal, entrevue audio de Alissandra Cummins par Christina Cameron, Cracovie, Pologne, 7 juillet 2017.