Adrian Phillips

Adrian Phillips est titulaire d’une formation en géographie (Université d’Oxford) et en urbanisme (University College London). Sa carrière en conservation de l’environnement s’est déployée à la fois dans son pays et à l’étranger. Au Royaume-Uni, il a dirigé la Countryside Commission de 1981 à 1992. Avant cela, il a également travaillé pour le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) et comme directeur de programme à l’UICN. Membre de la Commission mondiale des aires protégées de l’UICN depuis 1981, il en est élu président de 1994 à 2000, puis vice-président pour le patrimoine mondial de 2000 à 2004. Durant cette période, il est également professeur à l’Université de Cardiff. En 1998, il a reçu le grade de Commandeur de l’Excellentissime Ordre de l’Empire britannique pour ses services rendus à l’environnement. Il est par ailleurs membre du Royal Town Planning Institute et du Landscape Institute. 

En tant que géographe, Adrian Phillips ne s’est pas limité aux questions concernant le patrimoine naturel mais s’est également intéressé aux paysages culturels. Il a d’ailleurs écrit de nombreux articles à cet égard, tels que «Why Lived-in Landscapes Matter to Nature Conservation» (APT Bulletin, vol. 34, no1, 2003, p.5-10). Il a par ailleurs édité quatorze numéros de la série «Lignes directrices sur les meilleures pratiques pour les aires protégés» de l’UICN, en plus d’avoir écrit le volume sur les paysages protégés. Depuis 2005, sa participation aux activités du National Trust lui a fourni une nouvelle perspective sur le patrimoine mondial au Royaume-Uni. De nos jours, il est retraité mais continue d’œuvrer bénévolement pour les aires protégées, les paysages et d’autres enjeux environnementaux, principalement dans le Gloucestershire. 

Les extraits audio suivants sont issus d’une entrevue menée avec Adrian Phillips par Christina Cameron en janvier 2008 à Londres, R.-U.. Monsieur Phillips porte un regard critique sur les réussites et sur les limites de la Convention du patrimoine mondial, notamment en ce qui concerne la souveraineté des États parties, l’impuissance du Comité face aux changements climatiques ou encore le rôle du secteur privé. De par sa longue expérience à l’UICN, il revient également sur le travail de cette organisation consultative et sur les défis de l’articulation entre nature et culture au sein de la Convention.